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Conseils pour le SRD
1. Pour commencer, il faut diversifier, mais… pas trop! En effet, en multipliant les lignes, on augmente les frais financiers et le temps consacré à l’analyse et à la gestion du compte, sans toujours diminuer sérieusement le risque global du portefeuille. Des théoriciens ont montré qu’au-delà de 15-18 lignes, la diminution marginale du risque est déjà extrêmement faible et «rapporte» moins qu’elle ne coûte. Ainsi, nous vous recommandons de limiter à 6-12 le nombre de vos lignes, qui ne saurait cependant être inférieur à 4-7.
2. Comment entrer sur une position? Une fois que vous avez analysé une action suite à un signal intéressant ou à un conseil extérieur (comme celui fourni par Immense Fortune), sans omettre de regarder le graphe de l’action à court terme, mais aussi sur 6-12 mois (avec les volumes à ne pas oublier!) et déterminé ce que vous voulez faire exactement et à quelle hauteur (par exemple, 1/10e de votre capital de trading), vous pouvez passer votre ordre. Mais cela ne doit pas être un ordre ATP («à tout prix») ni un ordre au cours de marché ni un ordre limite. Ainsi, le seul ordre que nous vous recommandons, est l’ordre ASD («à seuil de déclenchement»), qui vous permet de vous positionner dans le sens du trade, à la hausse pour un achat et à la baisse pour une vente à découvert. En effet, si vous analysez, par exemple, l’action AXA qui doit, d’après vous, chuter, et si l’action ouvre en forte hausse le lendemain, c’est plutôt de mauvais augure et il faut admettre son erreur avec humilité. N’imitez pas les inepties des journalistes financiers qui croient qu’une action qu’ils conseillent à l’achat ayant ensuite chuté devient une «aubaine» et doit être renforcée. Il faut reconnaître ses erreurs très rapidement et se souvenir que le marché a toujours raison. Souvenez-vous aussi qu’une action n’est jamais trop haut pour être achetée ni jamais trop bas pour être shortée (vendue à découvert)… Laissez faire le marché. Si votre ordre ASD est déclenché parce que l’action a franchi le seuil que vous avez fixé, c’est qu’elle se dirige là où vous pensiez qu’elle devait se diriger. Et si votre ordre n’est pas exécuté ce jour-là, il convient de reconnaître qu’on s’est trompé et de l’annuler. Ce qui n’empêche évidemment pas d’en repasser aussitôt un autre si vos théories, vos signaux et vos analyses vous disent toujours de trader sur ce titre.
3. Jamais de moyenne à la baisse! C’est le plus sûr chemin de la faillite. Cela marche 9 fois d’affilée, et sur la 10e fois, vous perdez votre chemise. Ne nous demandez pas ce qu’est moyenner à la baisse, si vous ne le savez pas, tant mieux!
4. Évitez les penny-stocks (actions valant très peu, en dessous de 1 €). En effet, en intervenant sur des titres cotés sous 1 €, et même sous 2-3 €, les variations sont attirantes et la volatilité importante. L’ennui est que les stops sont difficilement mettables sur de tels titres et on ne peut assurer une protection correcte de ces trades, qui deviennent parfois de la roulette russe, avec les mêmes risques. La Bourse n’est pas là pour vous donner des frissons (sinon, préférez le casino qui vous dépouillera de manière plus amusante), mais pour vous permettre de fructifier votre capital en optimisant le couple rentabilité/risque.
5. Il convient de limiter la taille de vos positions de sorte à réduire la sensibilité de votre portefeuille à un secteur ou, pis, à un seul titre. Ainsi, si votre position sur l’action Marionnaud a doublé de taille parce que votre prévision haussière a été excellente, et représente disons 30% au lieu de 17% précédemment, il faut alléger cette position de manière à ce qu’aucune action ne pèse plus de 20-25% de votre portefeuille. De même, sachant que des titres tels que Crédit Lyonnais, BNP Paribas et Société Générale sont fortement corrélés entre eux, si vous avez 15% de votre portefeuille sur chacune de ces actions, votre exposition au secteur bancaire est trop importante. Aucun secteur ne devrait représenter plus de 25-33% de votre portefeuille.
6. Comment sortir d’une position? Voici la question la plus lancinante pour beaucoup. Certains traders, par avidité ou crainte, sortent dès que leur position est gagnante de 10% ou 15%, tandis qu’ils voient sans complexe leurs actions chuter de 15%, en espérant qu’elles vont remonter! C’est exactement l’inverse qu’il faut faire: limiter vos pertes et ne jamais limiter vos gains. Laissez le marché décider à votre place! Au risque de vous surprendre, nous vous conseillons de ne jamais sortir vous-mêmes de vos positions (sauf l’allègement partiel d’une position devenue trop lourde). Laissez vos trades se développer, que vos actions shortées chutent autant qu’elles le peuvent et que vos titres achetés montent jusqu’à leur maximum. Il est absolument impossible de prévoir le moment où une tendance s’arrête. Ainsi, il est sage de laisser à vos positions l’opportunité de s’avérer des pépites d’or. Si vous les protégez par en-dessous sans les limiter en haut, elles sauront se montrer généreuses…
7. Évitez le trading impulsif. Évitez aussi des trades trop fréquents. Ne multipliez pas les entrées et les sorties, qui n’enrichissent que votre broker. Les meilleures plus-values sont obtenues à moyen et à long terme.
8. N’abusez pas du levier! Lorsque l’on découvre le mécanisme du SRD (qui équivaut à l’ancien Règlement Mensuel) avec le levier maximal de 5, on se laisse vite aveugler par les formidables opportunités de gain qu’il offre. L’ennui, c’est qu’on ne voit que le côté positif des choses: la possibilité de gagner 200% au lieu de 40%, etc. Le fait est que cela marche aussi à la baisse, avec des effets parfois dévastateurs: une chute de 20% d’une action (et Dieu sait si cela est fréquent) vous fait perdre l’intégralité de votre mise, point. Les États-Unis, pourtant paradis des traders, n’autorisent qu’un levier maximal de 2. En France, pour le meilleur et pour le pire, la plupart des brokers autorisent un levier égal à 5… Nous vous recommandons fortement de limiter le levier utilisé à 2-3 tant que vous n’obtenez pas des plus-values importantes et régulières. Le levier 5 devrait être réservé à ceux des traders qui ont fait leurs preuves et qui savent gérer leurs émotions et protéger leur capital.
9. Évitez la sous-capitalisation. De nombreux traders perdent de l’argent car ils ne peuvent se permettre une diversification correcte, n’arrivent pas à mettre de stops qui les protègeraient sans se faire sortir tout le temps (car leurs stops sont trop serrés et «étranglent» les positions) et les frais de courtage et SRD représentent chez eux une proportion trop importante de leur capital, surtout s’ils abusent du levier. En-dessous de 5.000 €, trader en Bourse est un sport bon pour les lycéens. Nous l’avons tous fait un jour, mais il ne faut pas s’étonner de se faire sortir de temps à autre…
à suivre....et Bons trades